Vous aider, vous accompagner ...

Pour aider et accompagner l’entourage des personnes ayant des difficultés avec l'alcool, nous proposons

      un groupe de parole un mercredi soir par mois de 20 h à 22 h

Le groupe est ouvert : cela veut dire que votre participation est libre et qu'il n'y a pas d'obligation de suivre un programme sur plusieurs séances. Le calendrier est établi en septembre pour l'année scolaire. Les séances sont animées par un psychologue.

Elle se déroulent dans nos locaux : 11 rue d'Alsace à Besançon  -  tel  03 81 83 22 74

 

Dates des réunions du groupe de parole pour les proches

                       20 Septembre 2017              10 Janvier 2018

                   11 Octobre 2017                    07 Février 2018

                   15 Novembre 2017                14 Mars 2018

                   6 Décembre 2017                04 Avril 2018

                                                                   16 Mai 2018

                                                                   13 Juin 2018

IL BOIT… ,  C’EST VOTRE CONJOINT, OU PEUT-ÊTRE VOTRE FILS, UN COLLÈGUE,

IL… OU ELLE, CAR LES PROBLÈMES D’ALCOOL CONCERNENT AUSSI LES FEMMES

- Vous souhaitez agir, mais ne savez comment aborder  la chose.
- Vous avez déjà essayé d’intervenir,mais sans succès.
- Depuis quelque temps, la situation a empiré, au point que la vie de tous les jours devient insupportable.

Faut-il subir indéfiniment, dans l’espoir (illusoire) que les choses vont un jour s’arranger ? 
Devez vous accepter que votre vie, et celle de vos proches, se détériore un peu ?

La situation que vous vivez, si difficile soit-elle, n’a rien d’une fatalité. L’alcoolisme est une maladie. Dès que vous en aurez saisi les principaux mécanismes, vous découvrirez comment vous pouvez être utile, comment vous pouvez vous protéger, ce que vous pouvez tolérer et ce qu’il vous faut absolument refuser.
 

L’alcoolisme est une maladie, à part entière
Celui qui en est atteint a souvent une sensibilité biologique particulière, ou bien il souffre de troubles psychologiques qui l’empêchent de s’adapter à la vie quotidienne.
A moins qu’il ne soit victime d’un environnement social qui le pousse à boire et auquel il ne parvient pas à s’opposer.
Pendant des années, l’alcool lui a procuré le soulagement, physique ou psychique, qu’il recherchait.
Et puis la maladie s’est installée, le buveur est devenu dépendant. L’alcool occupe désormais toutes ses pensées, toute sa vie est organisée autour de l’alcool. Généralement, il ne pourra en sortir qu’avec l’aide d’un professionnel ou d’un bénévole rétabli.

Sortir du cercle
L’entourage n’est pas responsable de l’alcoolisme qui touche un de ses proches. Les racines de la maladie, anciennes et complexes, sont à chercher ailleurs.
Toutefois l’entourage est, sans le vouloir, impliqué dans cet alcoolisme : soit passivement, parce qu’il l’ignore et donc le tolère, soit activement, parce qu’il le combat avec des moyens souvent inappropriés.
Reconnaître l’existence de la maladie alcoolique n’est pas aisé. D’une part, les troubles qui commencent à apparaître : sommeil perturbé, humeur instable, troubles digestifs, ne sont pas caractéristiques et peuvent être attribués à des soucis professionnels, à une crise passagère, etc. D’autre part, le mot alcoolisme est péjoratif, y compris pour l’entourage.
Quand le doute n’est plus possible, l’entourage aura tendance à ressentir l’alcoolisme comme un affront, voire à s’en attribuer, parfois de façon inconsciente, la responsabilité (surtout quand il y a des enfants). L’une et l’autre situation, très pénibles à vivre, sont erronées.

Alors que faire ?
La première des choses est de sortir de ce jeu où chacun sait que l’autre sait, mais ne dit rien. Nommer, reconnaître le problème d’alcool, c’est reconnaître la personne et lui donner sa place… Même si le malade n’en convient pas dans un premier temps. L’entourage se heurte souvent à une attitude de négation du problème, très déconcertante. C'est en fait une attitude de défense. Devinant l’ampleur de son problème, la personne n’est pas encore prête à l’accepter et encore moins à y remédier. La honte est trop forte, l’étiquette d’alcoolique insupportable, le malade pense pouvoir gagner seul le combat contre l’alcool.

Dites-le clairement, mais… sans porter de jugement !
Faites comprendre au malade que vous savez. Parlez simplement, en votre propre nom, de ce que vous ressentez : vos impressions, votre inquiétude, votre souffrance. Ainsi interpellé, sur le mode direct de l’observation et non celui du jugement, l’autre est en situation de répondre, de contredire, de dialoguer, d’égal à égal, au lieu de continuer à se terrer dans un silence coupable.
La perspective d’une thérapie ne sera pas pour autant acceptée d’emblée. Avant que le malade ne se décide à entreprendre une démarche, il va sans doute s’écouler un temps qui vous paraîtra très long,jalonné de "bonnes résolutions" (non tenues), de crises et de négations du problème.

Soyez patients. Considérez qu’il s’agit d’une étape difficile (probablement la plus difficile), qui est incontournable. Malgré la difficulté de la situation, essayez de vous montrer solidaire, reconnaissez les efforts entrepris, même s’ils sont maladroits et inopérants.
Pendant toute cette période,sachez que vous n’êtes pas obligé… de tout accepter.

Vous avez eu le courage de parler d’alcool, vous avez dit vos craintes : vous êtes donc en droit de prendre vos distances quand le malade, sous l’effet de l’alcool, vous rend la vie impossible. Vous êtes maintenant beaucoup mieux placé pour définir de nouvelles limites, dire ce que vous acceptez et ce que vous n’acceptez plusDites-le clairement, mais… sans porter de jugement !

Ce qu'il faut éviter
• Argumenter indéfiniment sur les problèmes créés par l’alcool. La raison, la volonté, sont de peu de poids face à la dépendance. Vous risquez au contraire, par une insistance excessive, d’augmenter la culpabilité et donc la consommation d’alcool.
• Vous montrer soupçonneux, passer votre temps à quantifier, surveiller, marquer le niveau des bouteilles etc. Non seulement cela ne sert à rien, mais la confiance, même relative, qui existait encore, risque de disparaître. En infantilisant le malade, vous renforcez son sentiment de honte, qui entretient son alcoolisme.
• Jouer les psy, ou les sauveurs. Vous n’êtes ni l’un ni l’autre. Soyez vous-même !
• Attendre trop longtemps, laisser la situation s’aggraver démesurément.

• Proférer des menaces, faire du chantage. Le malade, se sentant incompris, mal aimé, coupable, se trouve toutes les raisons de continuer à boire.

Pour vous informer          

2 documents en téléchargement  

                 Brochure " Conseil à l'entourage" ANPAA

                 Livret sur la co-dépendance  ANPAA25 - Centre d'Addictologie

 

 

ACTUALITES

Aricia - Le spécialiste internet du Jura

site créé avec Agestis , système de gestion de contenu